C’est l’affaire dans l’affaire. En déclarant vouloir porter plainte pour tentative de viol contre DSK, Tristane Banon ouvre en France un processus judiciaire qui, aux Etats-Unis, alors que la plaignante est discréditée, semblait irrémédiablement voué à s’éteindre. Et elle mouille au passage François Hollande, accusé d’avoir eu connaissance de l’histoire présumée. Pourquoi attaquer maintenant ? Pourquoi de cette manière, si soigneusement mise en scène via un plan médias taillé au cordeau et parfaitement minuté ? Quel sera le destin de cette plainte qui, pour les avocats français de DSK qui contre-attaquent, relève de la dénonciation calomnieuse ? La justice, si elle décide d’enquêter, parviendra-t-elle à établir et, le cas échéant, à qualifier les faits ? A ce stade, aucune de ces questions n’a de réponse. Et, considérant le rythme de la justice en France, elles ne risquent pas d’en avoir avant longtemps. Elles pourront donc continuer à instiller leur poison dans un espace public qui se prépare à l’élection présidentielle. Pour l’instant, alors que la France est confrontée pour la première fois à un «sex scandal» d’une telle ampleur, les citoyens interrogés dans les enquêtes d’opinion font preuve d’une imperturbable sérénité démocratique, établissant clairement le distinguo entre le bruit fracassant d’une affaire judiciaire et ce qui relève strictement de 2012. La retenue a également été observée dans le monde politique où, à quelques exceptions près, personne n’a vraiment ch
EDITORIAL
Poison
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Publié le 05/07/2011 à 0h00
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