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Portrait

Eva Joly, numéro gagnant

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Après un an de campagne mouvementée, la Franco-Norvégienne a été désignée candidate des écologistes pour la présidentielle.

Publié le 13/07/2011 à 0h00

«Je suis française par choix et par conviction. Mon accent est la marque du rayonnement français dans le monde entier.» Le ton est ferme. Le sourire discret. Les petites lunettes rouges déjà un objet de campagne. Devant un fond vert, salle de la Bellevilloise à Paris, Eva Joly savoure. L'ex-magistrate, convertie à l'écologie, a été désignée hier comme leur représentante pour 2012, avec 58,16% des voix des 23 000 sympathisants d'Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) - contre 41,34% pour Hulot. Franco-norvégienne, Joly est la première binationale prétendante à l'Elysée. Pour son premier discours, en présence de responsables d'EE-LV, dont la numéro 1, Cécile Duflot, Pascal Durand - proche d'Hulot et porte-parole du mouvement - mais aussi de Stéphane Hessel, elle a rendu «hommage à Nicolas Hulot qui a quitté un certain confort pour s'engager en politique». L'ex-animateur de TF1 s'est lui incliné «avec respect» avant l'annonce des résultats. Juge d'instruction il y a moins de dix ans, Joly réussit, à 67 ans, sa reconversion politique : elle s'attaque à la magistrature suprême.

«Mascotte». Arrivée à Paris au début des années 60 à l'âge de 18 ans, Gro Eva Farseth débarque de Norvège, avec des bribes de français. Jeune fille au pair dans une maison aisée, elle y rencontre son futur mari, le fils aîné de la famille. Commence alors son ascension qui l'amène au statut de juge d'instruction la plus connue de France. Elle balade ses boucles blondes

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