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La patronne du FMI  rattrapée par l’affaire Tapie

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La Cour de justice de la République a ouvert hier une enquête sur le rôle de Christine Lagarde dans la procédure qui opposait, il y a quatre ans, l’homme d’affaires au Crédit lyonnais.

Christine Lagarde à New York, le 26 juillet. (Shannon Stapleton / Reuters)
Publié le 05/08/2011 à 0h00

La justice est désormais aux trousses de Christine Lagarde. Les magistrats de la Cour de justice de la République (CJR) ont autorisé, hier, l’ouverture d’une enquête sur le rôle de l’ancienne ministre de l’Economie dans le règlement du litige entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais au sujet de la vente d’Adidas en 1992. Les juges devront dire si oui ou non elle a favorisé la procédure d’arbitrage qui a permis à Tapie d’empocher, en juillet 2008, près de 200 millions d’euros. Un pactole puisé dans les caisses de l’Etat.

Cette procédure est d’autant plus embarrassante pour Christine Lagarde qu’elle ne porte pas sur un simple «abus d’autorité», mais sur d’éventuelles «complicité de détournement de biens publics» et «complicité de faux».

Confiance. Fraîchement nommée à la tête du Fonds monétaire international (FMI) à la place de Dominique Strauss-Kahn, emporté dans d'autres déboires judiciaires, l'ancienne ministre a aussitôt fait réagir son avocat, pour qui cette enquête n'est «aucunement incompatible» avec ses fonctions à Washington. Une autre façon de dire que, avec la confiance renouvelée hier par le conseil d'administration du FMI, elle n'envisage nullement de démissionner.

«Choix de faveur». Mais l'enjeu de l'enquête judiciaire pourrait dépasser le rôle de Christine Lagarde. Si, lors de son audition devant la commission des finances de l'Assemblée nationale, elle a affirmé avoir pris seule la décision d'engager une procédure arbitr

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