Officiellement, les investigations lancées hier par la Cour de justice contre Christine Lagarde ne le «concernent pas». «Ce n'est pas mon problème», lance-t-il d'emblée. Bernard Tapie prend pourtant la défense de la patronne du FMI.
Comment réagissez-vous à l’ouverture d’une enquête contre Christine Lagarde pour «complicité de faux» et «complicité de détournements de fonds publics» ?
Tout d’abord, les magistrats ont compris que «l’abus d’autorité», initialement reproché, ne tenait pas un instant. Aujourd’hui, ils ont choisi de retenir deux nouveaux griefs… Mais je sais que ça ne tient pas davantage. Quoi qu’il en soit, il me semble que, dans l’intérêt de tous et notamment dans celui de Christine Lagarde, il vaut mieux qu’une enquête approfondie soit menée par la Cour de justice. Elle aboutira, j’en suis absolument convaincu, à la même conclusion que le tribunal administratif : aucune faute n’a été commise !
Pour de nombreuses personnalités politiques, notamment socialistes, l’arbitrage qui a été rendu en votre faveur a été initié par le pouvoir politique…
Je n'entrerai pas dans ce débat ridicule. Mais je dirais que les socialistes ont la mémoire courte. Ils oublient que la même procédure arbitrale a été engagée à de très nombreuses reprises par le CDR [Consortium de réalisation, ndlr] sous la tutelle de ministres socialistes. Ils oublient encore que certains dossiers ont été réglés par «médiation», une procédure totalement opaque, sans aucun témoin, sous l'autorité de ces mêmes ministres PS. Dans certains cas, les conséquences financières ont même été beaucoup plus lourdes que dans l'affaire Adidas, sans que le PS n'y trouve rien à redire…
Redoutez-vous, comme cela est évoqué par certains juristes, que cette enquête remette en cause l’arbitrage et que vous soyez obligé de rendre les millions d’euros que vous avez touchés ?
Laissez-les dire. Si ça fait plaisir à certain d’y croire, je ne vais pas gâcher leurs vacances. Plus sérieusement, il fa




