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Récit

PS : Hollande caracole, Aubry flageole

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La maire de Lille a beau s’activer, sa cote de popularité ne décolle pas et reste loin derrière celle de son rival.

Ségolène Royal, Martine Aubry, François Hollande, à La Rochelle dimanche. (Regis Duvignau / Reuters)
Publié le 29/08/2011 à 0h00

C'est un ami de Martine Aubry qui rit jaune, dans les travées de la salle de presse de l'université d'été du Parti socialiste, ce week-end à La Rochelle : «Les hollandais ont raconté pendant trois jours que le nom de code pour entrer dans nos réunions, c'était "les carottes sont cuites". Mais eux, c'est "on a vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué".» L'anecdote en dit long sur la guéguerre à laquelle se sont livrés les états-majors de Martine Aubry et François Hollande. Elle résume aussi assez bien la photo prise ce week-end sur la ligne de départ de la campagne de la primaire : un François Hollande parti le premier et qui continue de faire la course en tête ; une Martine Aubry candidate née du tumulte de l'affaire DSK et qui semble à la peine.

Selon un sondage paru dans le Journal du dimanche hier (infographie ci-contre), 41% des personnes interrogées se disant sympathisants de gauche assurent vouloir voir Hollande élu, contre 31% pour Martine Aubry. L'écart étant encore plus important chez les sympathisants socialistes (47% contre 31%). Des chiffres à prendre avec précaution, mais qui installent la maire de Lille dans un délicat duel.

«Hybride». L'ancienne première secrétaire a donc quarante jours pour renverser la vapeur. Une mission à sa portée, assure son entourage, qui vante ses qualités de «reine du money time», la période décisive d'un match de basket. «Quatre électeurs sur dix qui votent pour Aubry ou Holl

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