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décryptage

La primaire socialiste, cet objet insondable

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Evénement inédit en France, la primaire organisée par le PS pose des problèmes complexes aux sondeurs. Un exemple avec la dernière livraison sur le sujet de l'institut OpinionWay publiée vendredi.

Publié le 02/09/2011 à 17h13, mis à jour le 02/09/2011 à 21h45

Hollande roi des sondages pour la primaire socialiste? La dernière livraison du baromètre de l'institut OpinionWay publiée dans le Figaro vendredi (1) offre une illustration parfaite du casse-tête que la primaire PS pose aux sondeurs. Incertitudes sur le corps électoral, sur les techniques de mesure voire sur les conditions mêmes du déroulement du scrutin: cette primaire est une première et vaut quasi crash-test pour les instituts - et les médias qui tentent de tirer un sens des résultats. Selon la manière dont on regarde les chiffres, les résultats peuvent s'interpréter très différemment, et le nombre de biais rend la polémique plus vive encore que lors des sondages «classiques». Décodage en trois obstacles.

Premier obstacle: qui va aller voter?

C'est la première étape de tout sondage: définir la population cible, puis la reproduire en miniature avec le fameux échantillon représentatif découpé en quotas (par sexe, âge, catégories socioprofessionnelles, etc.). Dans le cas d'une élection présidentielle ou de législatives, c'est l'ensemble du corps électoral, et donc l'ensemble des Français inscrit sur les listes électorales. Pour la primaire, ce sont... les futurs électeurs à la primaire, et c'est plus raide à définir, puisque jamais le PS n'a organisé un tel scrutin. «Il y a une grande difficulté à appréhender le corps électoral de cette primaire», selon François Miquet-Marty, directeur associé d

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