Sauf acharnement thérapeutique du parquet, qui peut éventuellement se pourvoir en cassation, Dominique de Villepin a définitivement été blanchi hier matin par la cour d’appel dans l’affaire Clearstream.
Sitôt la décision rendue, et après avoir embrassé ses proches avec émotion, l'ancien Premier ministre et potentiel candidat à la présidentielle a livré devant une horde de micros et caméras une lecture très politique du jugement : «Je veux saluer l'indépendance de notre justice qui a su résister aux pressions politiques.» En pointant sans le nommer Nicolas Sarkozy, plaignant en première instance mais qui s'était finalement désisté en appel pour cause de polémique sur sa double casquette (comme président de la République, donc procureur en chef, et partie civile, comme victime présumée lambda).
Complotisme. Sur le fond de l'affaire Clearstream, la Cour d'appel de Paris n'a pu que confirmer le jugement de première instance. Pour condamner Villepin dans cette affaire de faux listings, affublant des personnalités politiques, économiques et médiatiques d'un compte offshore, encore aurait-il fallu démontrer qu'il savait leur fausseté avant d'encourager leur mise en circulation. S'il est toujours loisible de soupçonner Villepin de complotisme, cela relève d'un jugement moral ; au plan pénal, ce même complotisme est au contraire son premier moyen de défense - paranoïaque en diable, il croyait dur comme fer à la véracité des listings…
Selon les attendus de la co




