Il ne s'agit plus de la Grèce ou de l'Italie, du Portugal ou de l'Espagne,
mais d'Angoulême, d'Asnières, de Saint-Etienne, des départements du Rhône, de l'Ain, de la Corse… Ce n'est plus la crise aux frontières, mais la crise en bas de chez soi. 5 500 collectivités locales plombées par des dettes gigantesques ! Si l'on usait du même langage que François Fillon pour la France, on dirait simplement qu'elles sont en faillite. Le document confidentiel que révèle aujourd'hui Libération démontre que le grand incendie de la crise financière n'épargne aucune institution, aucun territoire.
A qui la faute ? Des élus novices, irresponsables et mégalos ont roulé à guichets ouverts, empruntant au-delà du raisonnable, sans se soucier ni des risques ni des générations futures. Mal placé pour donner des leçons en la matière, l'Etat a préféré fermer les yeux, par faiblesse et défaut de surveillance. Mais ce sont les banques, ou en tout cas certaines, qui une fois encore ont joué les apprentis sorciers.
Comme elles avaient inventé les subprimes pour les particuliers américains, elles ont vendu des emprunts violemment toxiques aux collectivités françaises. S'il est un domaine où il faut déplorer que l'imagination ait pris le pouvoir, sans jamais vouloir en assumer les responsabilités, c'est bien la finance : les citoyens des collectivités concernées vont devoir payer pendant vingt ans la folle créativité des têtes brûlées de la banque.
On connaît pourtant la suite : pl
EDITORIAL
Incendie
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Publié le 21/09/2011 à 0h00
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