S’il est un domaine où la note de la France a déjà été dégradée, c’est celui de la «qualité» de sa démocratie. L’hyperpuissance du pouvoir exécutif et des pratiques politiques singulières valent déjà à notre pays d’être la bonne dernière des puissances occidentales classées par l’OCDE. Le niveau de corruption et la captation de l’Etat par des dirigeants publics et des intérêts privés placent également la France en queue de peloton des démocraties dans le rapport très sérieux de la Banque mondiale sur la gouvernance. L’honnêteté commande de préciser que cette fâcheuse situation n’a pas commencé avec Nicolas Sarkozy. Dans une autre période préélectorale où tous les coups semblent permis, nul n’a oublié que l’actuel président fut la victime principale d’une affaire crapoteuse. Chacun a senti aussi la gêne du Parti socialiste après la mise au jour des pratiques peu reluisantes de sa fédération des Bouches-du-Rhône. Mais l’avalanche cataclysmique des révélations, des déclarations et des mises en cause qui touchent des proches ou des collaborateurs du Président exige désormais des explications. Les «mallettes» africaines de Robert Bourgi, les «enveloppes» généreuses de Liliane Bettencourt et les déjà fameuses «sacoches» de Thierry Gaubert sont autant de coups dévastateurs portés contre la République. De cette brume nauséabonde, une simple vérité émerge déjà : en matière de pratiques démocratiques, les lois les plus vertueuses - sur le financement des partis politiques, par exemple
EDITORIAL
Avalanche
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Publié le 28/09/2011 à 0h00
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