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Libération
Récit

Bris de couloirs à droite

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Après l’échec historique de la majorité au Sénat, parlementaires et ténors de l’UMP commencent à douter de la capacité de Nicolas Sarkozy à l’emporter en 2012.

Publié le 28/09/2011 à 0h00

Après la défaite, le règlement de comptes. Hier, les chefs de file de la droite, Nicolas Sarkozy et François Fillon en tête, ont tiré les conséquences de la perte de la majorité au Sénat, tentant de resserrer les rangs des troupes UMP et centristes. Une journée «de catharsis», résume Dominique Dord, député de Savoie et trésorier de l'UMP, pour «digérer cet échec».

La thérapie collective de la droite démarre à l'Elysée, avec le petit déjeuner hebdomadaire des chefs de la majorité. Nicolas Sarkozy met les points sur les «i» : pas question d'essayer de sauver la présidence du Sénat par des débauchages douteux. «On perdra dans la dignité la présidence du Sénat», lance-t-il. Message reçu cinq sur cinq par Gérard Larcher, qui confirme qu'il quittera son fauteuil «la tête haute».

Le chef de l'Etat a sa petite idée sur les raisons de la défaite : c'est la faute au «climat général de division» à droite, et à «l'inquiétude provoquée par la crise économique et financière».«Ne vous y trompez pas, l'élection présidentielle se jouera sur la crise», ajoute-t-il. François Fillon revient alors sur les divisions, se demandant s'il est bien raisonnable de «réintégrer aussi vite les dissidents».

«Gravité». Une heure plus tard, le Premier ministre est à l'Assemblée nationale pour reprendre devant les députés UMP le refrain de l'unité nécessaire pour conjurer la défaite. «Il faut resserrer les rangs, in

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