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Libération

Un Président très impliqué dans l’affaire

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Pour l’avocat de Claire Thibout, Nicolas Sarkozy est personnellement intervenu pour discréditer sa cliente.

Publié le 28/09/2011 à 0h00

Maître Antoine Gillot attendait ce jour depuis longtemps. Sa cliente, Claire Thiboult, n'est pas une menteuse ni une voleuse. Elle n'a pas non plus été achetée par Françoise Bettencourt-Meyers pour témoigner. «Ce que lui a dit le juge d'instruction le 14 septembre et le fait qu'elle soit sortie de ses onze heures d'audition sans être mise en examen est la preuve qu'elle est enfin lavée de toutes ces calomnies, mais aussi que son témoignage est celui d'une personne honnête qui a toujours dit la vérité, même si elle déplaît à certains. Je me réjouis que ma cliente soit enfin réhabilitée mais je regrette que la justice ait mis tant de temps pour le faire. Claire reste la principale victime.»

Me Gillot a une petite idée sur le responsable de cette situation : «Nicolas Sarkozy a failli aux devoirs de sa fonction. Alors qu'il est le garant de l'indépendance de la justice, il est personnellement intervenu dans cette affaire, au départ d'ordre strictement privé. Prenant ostensiblement parti pour le clan des prédateurs qui dépouillait Mme Bettencourt, il a, par le bras armé d'un procureur ami et à ses ordres, tenté de changer le cours de la procédure et fait exercer sur ma cliente une pression intolérable pour essayer de la faire revenir sur ses déclarations et la discréditer.»

Les enregistrements clandestins de Pascal Bonnefoy, ex-majordome de Liliane Bettencourt (dont Me Gillot est aussi l'avocat), montrent clairement l'immi

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