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Libération

A Marseille, la descente d’Arnaud Montebourg contre les barons locaux

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Sous escorte policière, le candidat à la primaire PS est allé dénoncer le système Guérini.

ParOlivier Bertrand
Correspondant à Marseille
Publié le 30/09/2011 à 0h00

Les quatre policiers affectés à la protection d'Arnaud Montebourg, se sont ennuyés comme rarement, hier à Marseille. Après la matinée à Libération, le candidat venait au pays de Jean-Noël Guérini, son meilleur ennemi, et son entourage avait jugé bon de demander cette escorte. Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône avait la veille qualifié la visite du candidat PS d'«expédition coloniale».

Le député de Saône-et-Loire n'en avait pas franchement besoin. Il n'a jamais été pris à partie, et même assez peu interrogé sur les affaires politico-financières locales qu'il avait dénoncées avant tout le monde. Pour son premier rendez-vous, un «stand-up» avec la population à deux pas du Vieux-Port, Arnaud Montebourg est accueilli par l'un des piliers de Renouveau PS 13, collectif qui se bat pour changer le système en place dans la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. «Bienvenue à Marseille, où il y a aussi des élus honnêtes», lui lance le militant. «Je sais, je les connais», répond le candidat.

Sur la place piétonne, il y a beaucoup de journalistes, quelques socialistes, surtout partisans de Hollande, et des curieux qui s'agglutinent progressivement. «Ce n'est pas à vous que je souhaite parler, c'est à la population», lance Arnaud Montebourg au mur de caméras et micros qui se dresse devant lui. Il retrouve un peu d'air, commence par un petit discours dans lequel il promet de «construire des solutions» sans «resse

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