De qui, de quoi, parle-t-on ? D’un intermédiaire et marchand d’armes nommé Ziad Takieddine, désormais double mis en examen dans l’affaire dite de Karachi, pour faux témoignage d’une part, complicité et recel d’abus de biens sociaux de l’autre. Cette semaine, l’homme de l’ombre a interpellé le président de la République pour le sommer de lever le secret-défense sur deux contrats d’armement au centre des enquêtes sur des financements politiques frauduleux. On croit rêver. Mais non. Un intermédiaire à qui l’on ne donnerait pas le bon Dieu sans confession, et dont une interview (lire ci-contre) n’a rien d’une parole d’évangile, se retrouve dans la position de pouvoir quasi menacer le chef de l’Etat. Cela en dit long sur la déliquescence qui frappe la sarkozie en cette fin de règne, pardon, de quinquennat. Malgré les mises en examen de plusieurs de ses proches, l’entourage du Président clame sans relâche qu’il n’a rien à voir avec ces affaires politico-financières qui remontent aux pires moments de la guerre entre chiraquiens et balladuriens. C’est juridiquement vrai. Le chef de l’Etat, qui est cité dans les dossiers contrairement à ce qu’il prétend, n’est pas mis en cause formellement. Mais cela relève de la fable politique, tant Nicolas Sarkozy était à cette époque un acteur déjà majeur au sein du RPR. Le Parlement a dans ses tiroirs une modification du statut pénal du chef de l’Etat. En attendant qu’elle soit votée, les fusibles continueront de sauter et d’assombrir la Républi
EDITORIAL
Fin de règne
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ParPaul Quinio
Publié le 01/10/2011 à 0h00
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