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Les déboires judiciaires d’un riche intermédiaire

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Ziad Takieddine, soupçonné d’avoir financé la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, était plus qu’une relation commerciale pour l’UMP.

Publié le 01/10/2011 à 0h00

C’est un homme discret, rompu aux coulisses secrètes du pouvoir. Ziad Takieddine est un de ces personnages avec qui se nouent les grands contrats internationaux, en Arabie Saoudite, au Pakistan, en Syrie ou ailleurs. Ces marchés avec les commissions afférentes, généralement payées grâce à des sociétés offshore au Bahamas et sur des comptes en Suisse.

Ziad Takieddine n'aurait jamais dû prendre la lumière des médias entre deux avions à Paris, Riyad, Tripoli ou Damas. Aucun photographe n'aurait dû s'intéresser à sa magnifique villa du cap d'Antibes ni avoir l'idée de lui tirer le portrait dans son somptueux hôtel particulier du XVIe arrondissement de Paris. Cette ancienne demeure d'Houphouët-Boigny, l'ex-chef d'Etat d'Ivoirien, achetée à une banque libanaise il y a une dizaine d'années. Mais, de soucis conjugaux en déboires judiciaires, Ziad Takieddine est devenu une «célébrité». L'homme clé qui aurait permis le financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Celui par qui le scandale arrive au point de menacer Nicolas Sarkozy.

Ennemis. Tout a commencé par un divorce entamé au lendemain d'un accident très grave, en 2004, sur l'île de Moustique (Caraïbes). Takieddine, qui en sortit vivant «miraculeusement» - il reste convaincu qu'un de ces vieux ennemis pourrait être à l'origine de ce drame -, doit affronter dès son réveil sa première procédure judiciaire. Le conflit familial qui s'engage se prolonge à Paris et à L

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