Jean-Louis Borloo qui renonce. Alain Juppé qui minaude. Et, à l'arrivée, deux signaux de la fébrilité extrême qui règne dans la majorité. La décision de l'ancien ministre de l'Environnement n'est pas franchement une surprise. Elle fait les affaires de Nicolas Sarkozy. Mais le caractère précipité de son annonce laisse en revanche penser qu'il y avait pour le centriste urgence à sauver le soldat Sarkozy, plus que jamais dans les choux, comme le confirme notre sondage Viavoice. Quand la droite panique, Alain Juppé, lui, s'amuse tel un vieux chat avec le Président : en déclarant qu'il soutient Nicolas Sarkozy et ne pense pas à 2012 sauf au cas où si d'aventure, l'ancien banni de la droite laisse la porte ouverte à un recours par la fenêtre. Le scénario est loin d'être écrit, même si les Français aiment bien les gueules cassées. Et Alain Juppé en est une. Il a été condamné. Il a payé. Il retrouve dans l'opinion une seconde jeunesse «d'homme d'Etat». Pourquoi pas… Mais il faut surtout écouter Alain Juppé quand il se tait. «Joker», a-t-il répondu l'autre soir à la télévision quand on l'interrogeait sur la solitude du condamné, alors que la farce du procès Chirac vient de s'achever. Il avait la grimace de celui qui sait avoir payé pour plus puissant que lui. En écoutant son silence, on ne peut s'empêcher de penser à Bazire, Gaubert et Cie. Devront-ils être à Edouard Balladur ce que Juppé fut à Chirac ? On ne peut s'empêcher de se demander si d'autres encore devro
EDITORIAL
Choux
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ParPaul Quinio
Publié le 03/10/2011 à 0h00
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