La moto-taxi de François Hollande n'a pas encore emprunté la rue Béranger qu'un staff tout présidentiel fait le pied de grue devant le journal : une sénatrice, un chauffeur, un garde du corps, un attaché de presse et Nadia, la maquilleuse, qui vient de rejoindre l'équipe. Bonne pâte et visiblement très pro : «Il est très facile à maquiller, il n'a pas de gros défauts.» Le candidat s'engouffre dans l'un des ascenseurs. «C'est le monte-charge», prévient Nicolas Demorand. «Maintenant, j'ai une lourde charge», plaisante Hollande, qui ramène tout à 2012. Aucun pain au chocolat pour lui, même mini. Juste un verre de jus d'orange et Hollande, dernier invité socialiste de la rédaction, commente la prestation de ses camarades dans Libération. «Les questions étaient bonnes, les réponses affûtées et les photos parfaites !»
Justement, c'est bientôt l'heure de la mise en boîte noire - «C'est comme quand on était enfant, on commençait par la piqûre de vaccination», lâche-t-il. «Montebourg, on ne le reconnaissait pas», remarque un journaliste. «C'était peut-être une chance !» balance Hollande. Quid du maquillage, alors ? «Si les autres ne l'ont pas fait, moi non plus.»«Un petit coup de propre dans les cheveux», insiste quand même Nadia. «Vous gardez bien la raie», s'inquiète son patron. Clic-clac face à la lumière blanche : «Là, ce n'est pas une photo de police, c'est Yves Montand dans l'A




