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Des électeurs en plein casse-tête

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Dimanche, les sympathisants de gauche choisiront celui qui, au PS, affrontera Nicolas Sarkozy en 2012. Une liberté parfois déchirante.

(Photo Sébastien Calvet)
ParPierre-Henri Allain
Rennes, de notre correspondant
Olivier Bertrand
Correspondant à Marseille
Marie-Joëlle Gros
Gilbert Laval
Laure Equy
Lilian Alemagna
Publié le 14/10/2011 à 0h00, mis à jour le 14/10/2011 à 13h01

Le premier tour de la primaire socialiste fut pour les sondeurs et politologues un épouvantable casse-tête. Quand on ne sait pas qui va voter, difficile de deviner comment les gens vont voter. Au moins pouvait-on se dire que pour le second tour il était possible d’interroger les votants du premier. Le problème, cette fois, c’est qu’au lendemain du débat Aubry-Hollande, le peuple de gauche, sommé de choisir, continue à peser le pour et le contre, selon des logiques très personnelles, et parfois surprenantes.

François, 44 ans, prof de français en banlieue parisienne, se dit «socialiste depuis [qu'il est] né». Il rappelle qu'il a «fait la place de la République en 1981» et «voté utile dès le premier tour en 2002».«J'ai voté Martine au premier tour, explique-t-il, et je voterai Hollande au second parce qu'il est plus à même de contrer Sarkozy.»

Il ne sera sans doute pas le seul à changer son vote. Ainsi Isabelle, architecte parisienne de 47 ans, avoue avoir «voté Aubry pour des raisons absolument pas rationnelles : parce que je vais à Lille toutes les semaines». «Je ne savais pas pour qui voter, à tel point que j'ai hésité à le faire. Mais j'y suis allée presque par curiosité», par «gauchitude», dit-elle, amusée. Dimanche, elle va se décider «sur le pas de la porte de l'école» et votera «pour celui qui rassemble le plus et, pour l'instant, c'est Hollande». «Je connais des gens de droite qui votera

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