Menu
Libération

Les têtes chercheuses de François Hollande et Martine Aubry

Réservé aux abonnés

Spécialistes thématiques ou fidèles à tout faire, les deux candidats se distinguent aussi dans la constitution de leur équipe.

Publié le 14/10/2011 à 0h00

On lit plus ou moins de choses dans un organigramme. Martine Aubry a découpé la société en une trentaine de thèmes. Pour chaque case, elle a constitué un binôme où cohabitent un élu et un membre de la société civile. Une organisation millimétrée.

François Hollande, lui, s'appuie sur un carré de fidèles avec lequel il a mis au point un discours global qu'il martèle d'estrades en plateaux. «François fonctionne d'abord avec son premier cercle, auquel il adjoint des cercles distincts», confie un économiste de renom, qui le connaît depuis trente ans et qui a vu François Mitterrand travailler de la même façon.

Le candidat, qui se pose en fédérateur, veut, autant que possible, garder un contact direct avec chacun. Au cœur de cette toile d’araignée : Pierre Moscovici, Aurélie Filippetti et Vincent Peillon, à la fois politiques et intellectuels.

Chez la candidate, on retrouve des noms prestigieux : le généticien Axel Kahn, l'anthropologue Françoise Héritier, l'avocat Henri Leclerc… mélangés à des secrétaires nationaux du parti. Et beaucoup de personnalités issues de son jardin lillois. «Pour elle, le changement vient d'une impulsion politique et de la mobilisation de la société : cela se traduit dans son équipe», explique Christian Paul, chargé des relations avec les intellectuels. Le sociologue Michel Wieviorka, ami de Martine Aubry, est également de l'aventure.

Celui qui sera désigné dimanche, quel qu’il soit, devra adapter son organisation à la dimension d’une campag

Dans la même rubrique