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Libération

Quand Sarkozy en appelle à de Gaulle

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Publié le 14/10/2011 à 12h57, mis à jour le 14/10/2011 à 15h08

C'est un classique à droite. Quand tout va mal, que plus rien n'y fait pour remonter la pente, il reste une solution: ouvrir le placard à souvenirs et en appeler aux mânes du grand homme... De Gaulle, mais c'est bien sûr ! Certes, le «Général» appartient à tous, comme on apprend à l'école, mais d'abord à la droite qui ne manque jamais de le rappeler.

Mardi matin 11 octobre, dans le huis clos du petit déjeuner hebdomadaire des responsables de l'UMP, Nicolas Sarkozy n'a pas failli à la tradition. Commentant la primaire du Parti socialiste, il a enfilé l'habit gaullien pour asséner: «La Ve République ne peut être l'otage des partis politiques et le candidat [à la présidentielle] pris en otage par son parti. Le général de Gaulle a voulu une élection à deux tours, pas à quatre tours.» Ce n'est pas si fréquent que l'actuel chef de l'Etat fasse référence à l'illustre père de la Résistance. Au contraire. Durant des années, il a raillé la vieille mythologie gaulliste du RPR, considérant que la droite française était «archaïque et passéiste». Chirac, Debré, MAM, Pasqua ont ainsi l'objet de ses pires sarcasmes du temps où il prétendait bâtir «une droite moderne et décomplexée». Et puis, même s'il l'assume mal, Nicolas Sarkozy appartient à cette droite dite Orléaniste, bourgeoise et libérale, incarnée par Guizot à ses origines et plus récemment par Edouard Balladur.

«Mort aux cons»

Mais le 9 novembre 2010, pour la commémoration des 40 ans de la mort du Général, le Pré

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