De manière nette et tranchée, ce sera donc lui. Lui qui portera les couleurs socialistes à la présidentielle. Lui qui désormais devient comptable, devant les Français, de la promesse d’alternance en 2012. Pour remporter cette primaire inédite, François Hollande aura bénéficié de ce mélange d’habileté, de baraka et d’intuition qui font souvent les victoires politiques. Parti le premier, considéré comme un outsider par trop… normal face à la rutilante hypothèse DSK, n’ayant jamais varié d’une ligne social-démocrate à même de définir une «rigueur de gauche», il aura finalement su organiser le débat et le faire tourner autour de lui. Proposer des synthèses tactiques quand il était débordé sur sa gauche, tout en refusant de laisser monter les enchères. Sortir relativement indemne de cette primaire, menacée dès son origine par les frasques de DSK, rendue explosive par les haines recuites des socialistes, incertaine jusqu’au bout, fait partie de ces rudes entraînements qui blindent une armure. Et permettent de préparer la suite. C’est-à-dire le plus dur. A commencer par le rassemblement de son propre camp, après les dérapages des quarante-huit dernières heures de la primaire, quand chaque camp mit bas les masques et tira à balles réelles. Le PS, qui va entrer dans une semaine de tractations entre les différents camps, devra être uni et au service du candidat désigné par les sympathisants de gauche. Sans quoi 2012 pourra être ajouté à la longue liste des présidentielles perdues depu
Éditorial
Indemne
Réservé aux abonnés
Publié le 17/10/2011 à 0h00
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus