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Quand la convention UMP s’attaque au PS… à mal entendeur, salut !

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Jean-François Copé le 14 octobre 2011 à Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours (Indre-et-Loire). (© AFP Alain Jocard)
Publié le 20/10/2011 à 0h00

«Il y a une exigence : c’est de dire la vérité. La vérité sur les faits, les chiffres, et les enjeux.»

Jean-François Copé secrétaire général de l'UMP

Dans son message introductif, mardi, Jean-François Copé avait promis une analyse «sans caricature» : «Il y a une exigence, que demandent tous les jours les Français : c'est de dire la vérité. La vérité sur les faits, les chiffres, et les enjeux.» Les deux heures de cette convention UMP (Libération d'hier) intitulée «le projet socialiste à la loupe : le grand malentendu» ont pourtant pris un certain nombre de libertés avec la vérité et la précision, au fil des interventions de deux minutes de ministres et de députés. Exagérant des chiffres, les intervenants ont aussi enrichi le projet du PS de mesures n'y figurant pas, et attribué au vainqueur de la primaire François Hollande des propositions émanant d'autres candidats. Florilège des plus beaux bobards.

«On sait très bien que la grande majorité de ces emplois jeunes, d’avenir, appelons-les comme on veut, repartent au chômage…»

Samia Soultani secrétaire nationale UMP à l'enseignement technique supérieur, à propos de la création de 300 000 emplois d'avenir

La première charge tombe un peu à plat. D'abord parce que la création de 300 000 emplois d'avenir était défendue par Aubry plus que par Hollande, qui lui préfère ses «contrats de génération». Mais surtout, il est faux d'affirmer que les emplois jeunes mènent au chômage. Une

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