Menu
Libération
TRIBUNE

Primaires: vers une démocratie ouverte

Article réservé aux abonnés
Le président d'honneur du Parti radical de gauche analyse les améliorations à apporter au processus.
Paris, le 9 octobre 2011 - Dans le bureau de vote de la rue Saint Mathieu dans le quartier de la Goutte d'Or dans le 18emme arrondissement de Paris. (Photo Vincent NGUYEN. Riva Press)
par Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien ministre, président d’honneur du Parti radical de gauche (PRG).
publié le 21 octobre 2011 à 12h14

Ayant déposé à l'Assemblée nationale en février 2006 une proposition de loi pour l'organisation de primaires, il me paraît utile, à leur issue, d'en dresser un bilan objectif qui ne méconnaisse pas les améliorations encore nécessaires.

Le but principal a été atteint: démocratiser le mode de désignation du principal candidat de l'opposition à l'Elysée. En passant d'un système clos, réservé aux seuls adhérents, à une procédure ouverte, accessible aussi aux sympathisants et aux électeurs. En remplaçant donc ce suffrage restreint par une participation beaucoup plus large.

En novembre 2006, 180.500 militants avaient voté aux primaires, alors «fermées», qui avaient investi la candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007. Le 16 octobre dernier, 2,8 millions de votants ont pris part à ce choix. Soit quinze fois plus. Ce processus de démocratie ouverte, rompant avec le huis clos des partis, a donc donné lieu à une forte mobilisation électorale ainsi qu'à une large audience des débats télévisés, le dernier ayant été suivi par près de 6 millions de personnes.

Vers des primaires globales de l'opposition

Toutefois, conformément à la proposition de loi de 2006, il convient d'améliorer encore ce système sur trois points principaux.

D'abord, ces primaires gagneraient à devenir des primaires globales de l'opposition, organisées conjointement par ses diverses formations. Pour agir comme une machine à rassembler. Pour fédérer une gauche encore fragmentée face à une droite désormais fusionnée dans l'