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Libération

L’homme d’action et l’homme tranquille

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Publié le 27/10/2011 à 0h00

Nicolas Sarkozy et François Hollande ne sont pas seuls. A gauche, si le sectarisme obsessionnellement dénonciateur d’Eva Joly ne semble pas susciter grand écho, si les deux candidats trotskistes demeurent pratiquement invisibles, Jean-Luc Mélenchon peut en revanche réaliser un score plus qu’honorable, nettement supérieur à ceux obtenus naguère par Olivier Besancenot, Jean-Pierre Chevènement, a fortiori par les derniers candidats communistes. Son éloquence hugolienne et son indignation très «tendance» le servent. Il ne peut cependant rivaliser avec François Hollande. Le nombre des prétendants de gauche sera plus faible que d’habitude, l’émiettement sera moindre, le paysage se dégage largement pour le candidat socialiste.

A droite, la situation est plus complexe en raison de la présence de Marine Le Pen dont la démagogie cynique et la verve populiste trouvent évidemment un aliment dans la crise de l’euro et dans le grand vacillement de l’Europe. Nicolas Sarkozy s’affaire cependant à faire place nette au sein de la droite de gouvernement. Jean-Louis Borloo a renoncé comme c’était prévisible, Dominique de Villepin s’effacera, faute de troupes et d’un créneau disponible où pourrait scintiller son armure médiévale. Hervé Morin n’existe pas, Christine Boutin rencontre plus d’écho au Vatican que dans l’Hexagone. La voix de Nicolas Dupont-Aignan est totalement recouverte par les stridences du Front national. Certes, François Bayrou aura le talent et la légitimité qui lui permettront d

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