Une bouffée d'oxygène. Tel avait pour objectif l'émission télévisée d'hier soir. Plombé par des sondages calamiteux (selon la dernière livraison de l'institut Viavoice pour Libération, un tiers seulement des Français lui font confiance pour améliorer la situation financière du pays), lesté de multiples affaires politico-financiaro-policières, contesté (certes à bas bruit) jusque dans son propre camp, Nicolas Sarkozy avait bien besoin de plus d'une heure de télévision pour redresser le cap. «Il ne s'agit pas de promettre du sang et des larmes, mais de dire la vérité sur la gravité de la situation de nos finances publiques», prévenait, il y a peu, un proche du chef de l'Etat. Pas sûr, néanmoins, au lendemain de l'accord trouvé à Bruxelles pour sauver la zone euro, que ces minutes de pédagogie, après huit mois de silence médiatique, lui permettent de reconquérir ne serait-ce qu'une partie de l'opinion qui lui fait défaut depuis des mois. Malgré une attitude «humble» : «S'il n'y avait pas eu d'accord, ce n'est pas seulement l'Europe qui sombrait dans la catastrophe mais le monde entier», a-t-il insisté.
Audible. L'opération «Restore Hope» pour 2012 devait commencer hier. L'entourage de Sarkozy lui recommandait depuis des semaines de s'expliquer. Bien sûr, le calendrier ne lui était guère favorable ces dernières semaines. Le paroxysme de la crise européenne, la primaire socialiste, auraient rendu son message guère audible. Aujou




