«Non seulement le projet socialiste n’apporterait aucune solution face à cette crise, mais en plus il créerait des difficultés supplémentaires. Le chiffre qui a été donné par l’UMP [255 milliards d’euros], il a été confirmé par l’Institut de l’entreprise.»
Xavier Bertrand, le 23 octobre, sur BFM TV.
Depuis la grande convention UMP sur le chiffrage du programme du PS, le 18 octobre, la majorité se sent obligée de reprendre le chiffrage de 255 milliards d'euros de dépenses supplémentaires sur cinq ans, malgré les incohérences relevées depuis (Libération du 20 octobre). Quitte à en rajouter une couche. Ainsi, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti n'a pas hésité à affirmer (sur i-Télé mercredi) : «Le projet socialiste, c'est 255 milliards d'euros et c'est autant d'impôts [en plus], donc on a la double peine.» Quand bien même l'évaluation de l'UMP, déjà sujette à caution, se contentait de 126 milliards pour les impôts supplémentaires…
Xavier Bertrand, lui, a préféré appuyer sa démonstration sur un think tank : «Non seulement le projet socialiste n'apporterait aucune solution face à cette crise, mais en plus il créerait des difficultés supplémentaires. Le chiffre qui a été donné par l'UMP, il a été confirmé par l'Institut de l'entreprise», assurait le ministre de l'Emploi le 23 octobre sur BFM TV. Olivier Maze




