C’est un budget 2012 de la Sécurité sociale en déficit de 13,9 milliards d’euros (sur un total de 332 milliards de dépenses pour le régime général) que doivent voter les députés demain en première lecture. Un trou de la Sécu conséquent, même s’il est en nette amélioration par rapport à 2011 (18,2 milliards d’euros) et surtout 2010 (23,9 milliards). Et la croissance revue à la baisse pourrait contraindre le gouvernement à chercher 500 millions d’euros d’économies supplémentaires pour ramener de 2,8 à 2,5% l’objectif de hausse des dépenses d’assurance maladie.
Ce sera d’autant plus difficile que les députés se sont opposés à une baisse de 6% des indemnités journalières, que le ministre du Travail, Xavier Bertrand, voulait calculer non plus sur 50% du salaire brut, mais 60% du net. Or, avec un Sénat à gauche, le gouvernement ne peut plus passer en force à l’Assemblée. Si elle avait été votée, cette baisse des indemnités journalières aurait pesé sur les comptes des mutuelles et institutions de prévoyance, qui assurent la différence entre le revenu garanti en cas de maladie et le remboursement par la Sécurité sociale. Mais le débat est loin d’être clos : les députés de la majorité ont suggéré d’autres pistes pour trouver 200 millions d’euros d’économies, comme le passage de trois à quatre jours du délai de carence pour le versement des indemnités journalières.
Soixante-sept députés UMP de la «droite populaire» ont fait une autre proposition pour trouver 200 millions d'euros d'écono




