On attendait du président de la République l'annonce de mesures fortes pour lutter contre la fraude sociale, le thème de son déplacement à Bordeaux, ce mardi. Mais Nicolas Sarkozy s'en est tenu au strict minimum: il a révélé la création d'un Haut-conseil du financement de la protection sociale, une nouvelle instance chargée de réfléchir au financement de la sécurité sociale et a remis au goût du jour la proposition du député Marc-Philippe Daubresse de faire travailler les bénéficiaires du RSA. Et c'est tout.
Juppé, nouvel homme fort?
Car ce déplacement à Bordeaux ressemblait davantage à un meeting de précampagne qu'à une visite sur le terrain du président de la République, de l'aveu même de collaborateurs de l'Elysée. Le choix de la ville d'abord ne doit rien au hasard. Le chef de l'Etat ne rate pas une occasion ces derniers temps de s'afficher aux côtés d'Alain Juppé. Depuis son retour au gouvernement il y a un an, le maire de Bordeaux monte en grâce au point d'apparaître aujourd'hui comme le nouvel homme fort du (peut-être) futur candidat Sarkozy.
Pour accueillir comme il se doit le le chef de l'Etat à Bordeaux, Alain Juppé et l'UMP locale avaient battu le rappel des troupes. Si certains adjoints au maire comme Véronique Fayet, l'adjointe Modem aux affaires sociales, ont boudé la visite présidentielle jugeant le thème trop «populiste», les tenants d'une ligne plus dure comme le député Jean-Paul Garraud, fer de lance de la Droite populaire, étaient au premier rang. Plus de 3000 personnes, mil




