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La parité à géométrie variable du Parti socialiste

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Secrétaire générale du Laboratoire de l'égalité et élue PS, Olga Trostiansky dénonce les renoncements de son parti pour les législatives.

Najat Belkacem et Valerie Fourneyron, le 16 novembre 2011, lors de la présentation de l'équipe de campagne de Hollande (Photo Sébastien Calvet)
Publié le 17/11/2011 à 16h21, mis à jour le 22/11/2011 à 15h58

Duflot parachutée dans la circonscription d'une députée PS sortante à Paris/ symptôme d'une parité malmenée? Les élections peuvent être une excellente occasion de faire avancer l'égalité Homme/femme... Ou pas.

Jeudi, au 104, à Paris, le Laboratoire de l'égalité, une plateforme qui regroupe élus, chercheurs, syndicats, DRH a présenté son Pacte pour l'égalité. Construit autour de quatre priorités: la parité et l'accès des femmes aux responsabilités; l'égalité salariale et la lutte contre la précarité; la conciliation des temps de vie et l'implication des hommes; le partage d'une culture de l'égalité. Objectif: interpeller les candidats à l'élection présidentielle.

Secrétaire générale du Laboratoire de l'égalité, Olga Trostiansky est également adjointe au maire de Paris chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l'exclusion. Et conseillère d'arrondissement dans le 10e. Elle revient sur les menaces qui pèsent sur la parité. A Paris, et ailleurs...

Vous êtes au PS, êtes-vous inquiète du sort de la parité, alors que se discutent en ce moment les investitures pour les législatives?

Au PS, on a voté pour qu'il y ait la parité dans chaque département. Or, le parti va l'établir à l'échelle national. Ce changement est très important, je le dénonce. Il faut bien voir ce que cela change: dans les Yvelines, il y a 10 circonscriptions, 8 sont pour des femmes. Quelle chance! Elles sont toutes perdables... Deux seront pour des homm

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