Après moult péripéties sur le nucléaire, la coalition rose et verte est en ordre marche pour 2012. Le bureau national du PS a validé mardi «l'accord politique de mandature». Samedi, c'était au tour du conseil fédéral d'Europe Ecologie-les Verts (EE-LV), qui après quelques échanges musclés a entériné l'accord.
Une large majorité
Avec 96 votes pour, 31 contre et 3 blancs, 78% des délégués présents ont voté oui. Cela correspond au poids des courants de Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit, qui appelaient tous deux à ratifier cette feuille de route qui prévoit une réduction de 25% de la part d'électricité d'origine nucléaire et une trentaine de circonscriptions gagnables aux législatives. «On a passé le cap du stress test de la semaine dernière et montré qu'on est à la hauteur de l'enjeu», se félicitait hier le député François de Rugy.
Des débats houleux
Pour éviter tout déballage de linge sale, l'explication de texte a eu lieu à huis clos. Non sans raison. Samedi, la plupart des 76 interventions ont été hostiles à l'accord. Pour les délégués du courant Envie de la gauche, «le compte n'y est pas», notamment sur le réacteur EPR dont François Hollande a refusé de suspendre la construction pendant l'audit. Pour eux, «voter oui à cet accord» va «dézinguer la campagne d'Eva Joly».«Il y en a même un qui a proposé de ne ratifier que l'accord électoral : prendre les circonscriptions au PS et refuser de partici




