Il n’est pas sûr qu’il faille se réjouir que le principal rendez-vous de notre vie démocratique attire, pas à chaque fois mais presque, pléthore de candidats. Même quand cette abondance risque de compliquer la réélection de Nicolas Sarkozy. La présence de Frédéric Nihous, par exemple, au nom du lobby des chasseurs, est une anomalie corporatiste. Les discours qu’Hervé Morin murmure à l’oreille du dernier carré de ses amis ne resteront pas dans les annales de l’histoire du centrisme. Mais au nom de quels arguments historiques, politiques ou personnels apporter du crédit ou discréditer la candidature d’un Dupont-Aignan plutôt que celle d’un Dominique de Villepin, qui vient de surprendre tout son monde ? Il existe des règles qui encadrent le dépôt des candidatures. A chaque élection, elles sont remises en cause. Si elles sont imparfaites, il faut les modifier, mais pas quand la partie a commencé. Et là n’est pas l’essentiel. Car si en son temps Lionel Jospin, après son éviction dès le premier tour en 2002, a mis son échec sur le dos des divisions à gauche, il a juste oublié d’analyser les raisons qui avaient permis cet éparpillement. Son explication était arithmétiquement juste, mais politiquement un peu courte. Jamais, par exemple, l’ancien Premier ministre n’a souhaité qu’un vrai bilan de la gauche plurielle soit établi. Jamais il n’a envisagé de remettre en cause ses capacités d’animateur de cette gauche, parfois turbulente, de gouvernement. Chef tout puissant d’une droite un
EDITORIAL
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ParPaul Quinio
Publié le 13/12/2011 à 0h00
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