«Si je suis élu président de la République, je renégocierai cet accord pour y mettre ce qui lui manque aujourd'hui.»
François Hollande le 12 décembre, sur RTL, à propos de l'accord européen conclu le 9 décembre à Bruxelles.
INTOX
Trop absorbé par la Foire aux truffes de Cuzance, le député de Corrèze a mis du temps à réagir au dernier plan de sauvetage de l'euro annoncé le 9 décembre à Bruxelles. C'est seulement trois jours plus tard, sur RTL, qu'il lâche sa bombe : il «renégociera» l'accord conclu par vingt-six des vingt-sept dirigeants de l'Union européenne. «Si je suis élu président de la République, je renégocierai cet accord pour y mettre ce qui lui manque aujourd'hui.» A savoir, selon le candidat socialiste, une intervention accrue de la Banque centrale européenne (BCE), la création d'eurobonds, une hausse du Fonds de secours aux Etats surendettés et un plan de soutien à la croissance.
DESINTOX
François Hollande peut-il vraiment renégocier l'accord ? Concernant le timing, le candidat assure, toujours sur RTL : «Il n'y a aucune date pour l'instant qui a été fixée, on me parle du mois de mars, nous verrons où on en sera.» Or, les conclusions du sommet stipulent bien que le pacte de discipline budgétaire sera signé «en mars ou à une date antérieure». Et c'est le premier problème : si François Hollande arrive à l'Elysée en mai 2012, la négociation sera pliée,




