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Libération
EDITORIAL

Imagination

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Publié le 27/12/2011 à 0h00, mis à jour le 27/12/2011 à 0h07

L'année qui s'achève, tour de chauffe de la présidentielle, aura été un superbe millésime pour les bobards politicards. L'équipe Désintox de Libération se devait de décerner ses prix et de mettre au jour les ressorts de la démagogie moderne. Voici la recette, que chaque citoyen l'ait en tête dans les mois qui viennent : une formule choc ciselée par les communicants et martelée ad nauseam dans les médias ; un usage partiel et partial de statistiques pas nécessairement fausses ; une bonne dose de culot, d'amnésie, voire de reniement. Et, en coulisses, des pressions plus ou moins… adroites ou gauches sur les journalistes chargés de décaper ces discours.

Qu'on ne se méprenne pas : ce travail nécessaire, entamé sous cette forme par Libération depuis trois ans et qui désormais fait école, n'est pas celui de redresseurs de torts mais de redresseurs de faits. Il part du principe que le débat démocratique gagne en vitalité et en qualité s'il se construit sur autre chose que du sable ou du vent. Que les promesses intenables nourrissent le désenchantement civique et la crise de la politique. Que les alternatives, car elles existent, doivent être formulées avec rigueur si elles veulent avoir une chance d'être efficaces.

De ce point de vue, la présidentielle de 2012 sera inédite, scrutée à la loupe par des dizaines de journalistes qui la «désintoxiqueront» en direct. Quant aux candidats, il leur revient de faire vivre ce qui n’est pas une contradiction mais le cœ

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