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Analyse

Le sans-gène. François Baroin, échec et maths sur l’école

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Publié le 27/12/2011 à 0h00

«La création des 60 000 emplois de fonctionnaires par les socialistes […], c'est 120 milliards, c'est 5 points de PIB. Ça aussi, il faut l'assumer.»
François Baroin le 23 novembre, à l'Assemblée nationale

La proposition de François Hollande de créer 60 000 postes dans l'Education nationale a donné lieu à une bataille de chiffres assez spectaculaire entre l'UMP et le PS. Le 23 novembre, le ministre de l'Economie, François Baroin, a franchi un palier dans la comparaison qui tue. A l'Assemblée nationale, il s'est lancé en direct dans une simulation de calcul : «Prenons l'hypothèse que le fonctionnaire rentre dans sa carrière professionnelle à 25 ans, il en sort à 62 ans, il a une espérance de vie de 81 ans, le coût pour l'Etat représente 1,85 million d'euros.»Et de résumer : «La création des 60 000 emplois proposée par les socialistes, […] à l'échelle de la tranche de vie, c'est 120 milliards, c'est 5 points de PIB. Ça aussi il faut l'assumer.» Pour enfoncer le clou, le ministre conclut : «Autre mesure, la réforme des retraites, vous dites vouloir revenir à 60 ans. Quel est le coût de cette mesure ? 30 milliards. 120 milliards plus 30 milliards, c'est 150 milliards, vous faites vous-même l'équation, vous faites vous-même l'addition et vous faites vous-même la sanction.»

Jusqu'ici, la polémique sur le chiffrage de la proposition de Hollande se concentrait sur la façon de mettre en scène des chiffres similaires, en les présentant sur

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