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De l’attentat meurtrier au scandale financier

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Le 8 mai 2002, onze Français sont tués à Karachi, une affaire qui prend sa source lors de la présidentielle de 1995.

Publié le 02/01/2012 à 0h00

L’affaire dite de Karachi naît le 8 mai 2002. Ce jour-là, à 7 h 45, une voiture piégée, placée devant l’hôtel Sheraton de la ville pakistanaise, fait exploser un bus de la Direction des constructions navales (DCN). Quatorze personnes sont tuées, dont onze techniciens français travaillant à la construction de sous-marins vendus par la France au Pakistan, dans le cadre d’un contrat signé en 1994.

Comment débute l’enquête ?

En 2002, les premières investigations portent sur l’attentat. Elles sont confiées au juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, et elles s’orientent exclusivement vers Al-Qaeda. Mais en 2007 son successeur, Marc Trévidic, privilégie une autre hypothèse que la piste islamiste. Selon différents documents et témoignages, l’attentat pourrait avoir été organisé en représailles contre la France, soupçonnée d’avoir interrompu, en 1996, le versement de commissions liées au contrat de vente des sous-marins. Une décision qui aurait été prise par Jacques Chirac au lendemain de son élection à la présidence de la République.

Le juge Renaud Van Ruymbeke est alors chargé d’enquêter sur le volet financier de l’affaire. Il s’agit pour lui de vérifier si ce contrat n’a pas donné lieu à des rétrocommissions destinées par exemple à des financements politiques occultes.

Sur quoi portent les investigations ?

Le juge Van Ruymbeke, rejoint par son collègue Roger Le Loire, enquête sur deux contrats d’armement. Le premier date du 21 septembre 1994, il s’ag

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