Jamais la menace du Front national n'a semblé aussi forte. Outre le fait que 15% des Français souhaitent la victoire de Marine Le Pen à la présidentielle, l'enquête Viavoice pour Libération atteste de l'ampleur du phénomène. Plus qu'un simple mouvement protestataire, le parti d'extrême droite et sa candidate, sont devenus, selon François Miquet-Marty, directeur de Viavoice, «une force d'entraînement d'un système d'opinion, un effet tourbillon». Voici les principaux enseignements de cette étude.
Un important réservoir
Si le premier tour de l'élection présidentielle avait lieu aujourd'hui, 18% des Français voteraient «certainement» ou «probablement» pour Marine Le Pen. Mais là n'est peut-être pas l'essentiel, car si 12 % supplémentaires répondent qu'ils n'envisagent pas de lui donner leur voix, ils ajoutent que leur décision n'est pas encore absolument arrêtée. Au final, 30% de personnes n'excluent pas de voter pour Marine Le Pen ! Un chiffre saisissant, et «actuellement on ne sait absolument pas quel est son plafond», ajoute François Miquet-Marty.
Une confiance plus forte
En même temps que la forte réserve de voix qu'elle semble pouvoir accumuler, Marine Le Pen obtient un surcroît de «confiance». Si les sondés considèrent qu'elle est toujours apte «à exprimer un mécontentement face aux dirigeants au pouvoir» (41%), la vague de confiance va bien au-delà de cet atout traditionnel du FN.




