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Libération

A droite, une évolution sous pression politique

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Depuis le Pacs, l’UMP a compris qu’elle devait changer.

Publié le 13/01/2012 à 0h00

Pasionaria anti-Pacs, Christine Boutin avait englouti du miel et des pâtes pour tenir le coup, dégainé sa Bible dans l'hémicycle, et prononcé un réquisitoire de cinq heures contre le texte. C'était il y a plus d'une décennie, à l'Assemblée nationale, lors du débat sur le Pacte civil de solidarité (Pacs) ouvert aux hétéros comme aux homos. Dans les rangs de la droite on entendait : «C'est un retour à la barbarie» (Philippe de Villiers, MPF). «La nation n'a pas à encourager les déviances» (Bernard Accoyer, UMP). «Pourquoi pas avec des animaux de compagnie ?» (François Vannson, UMP). Aujourd'hui, plus personne ne conteste cette union qui a séduit plus d'un million de personnes. Et Christine Boutin n'a pas rangé sa Bible, mais ses propos ont changé. Le ton aussi. «Aujourd'hui, il faut surtout ne pas avoir l'air homophobe», soulignait Louis-Georges Tin, président du comité Idaho, qui organise chaque année la journée contre l'homophobie, la veille de la gay pride parisienne.

Ringarde. En réponse à l'offensive d'une partie de la gauche - avec la célébration d'un mariage gay à Bègles par Noël Mamère en 2004 - et pour ne pas avoir l'air trop ringarde, c'est même la droite qui a amélioré certains aspects du Pacs et proposé de légiférer contre les propos homophobes.

A Bercy, Nicolas Sarkozy, convaincu que son camp s'était caricaturé lors du vote de la loi, aligne le régime fiscal des pacsés sur celui des mariés. Dans la foulée, le Pacs

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