C’est la dernière comparaison à la mode : Nicolas Sarkozy, en président courage, est à la France ce que le chancelier Schröder fut à l’Allemagne entre 2003 et 2005 : un dirigeant qui a pris des mesures courageuses, comprenez libérales, et remis son pays sur les rails de la croissance, avec un commerce extérieur plus florissant que jamais et un taux de chômage historiquement bas ; celui aussi qui a sacrifié son avenir personnel - le leader du SPD a été battu d’une courte tête en 2005 par Angela Merkel - pour «sauver» son pays du désastre. Alors que la chancelière allemande a annoncé ce week-end qu’elle viendrait soutenir le candidat Sarkozy, ce nouveau modèle allemand fut hier au cœur de l’intervention télévisée du chef de l’Etat. Personne évidemment ne remet en cause l’entente franco-allemande, un «trésor» à préserver qui a toujours été un moteur indispensable de la construction européenne. Et sans doute la France doit-elle s’inspirer de son voisin. Le chef de l’Etat a juste oublié de préciser que la dérégulation du marché du travail outre-Rhin a entraîné un développement de la précarité et du nombre de travailleurs pauvres dans des proportions considérables. Et que cette course à la compétitivité met aujourd’hui à mal la cohésion de la société allemande. Contrairement à ce qu’a dit le Président hier soir, ce n’est pas «un autre débat». C’est le débat de la présidentielle. Pour Nicolas Sarkozy, il n’y a décidément qu’une seule option sur la table. Celle du toujours plus de f
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ParPaul Quinio
Publié le 30/01/2012 à 0h00
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