Mélenchon en campagne, invité de Libération pour une interview menée par l'ensemble de la rédaction. Au cœur de ce chaudron médiatique dont il aime tant pointer les contradictions, parfois réelles, quitte à sulfater sans distinction télé de masse et journalisme de qualité, divertissement et information. Quitte aussi à ne pas répondre, en dialecticien habile, aux questions trop précises sur son programme économique ou la sociologie de son électorat. Mais au fond qu'importe : le combat de Mélenchon, depuis qu'il a fondé son propre parti, vise d'abord à ancrer à gauche le centre de gravité du PS. A éviter ces alliances au centre dont il estime qu'elles furent politiquement meurtrières en Europe. A contraindre le social-libéralisme à s'assumer comme tel ou à se réformer. A faire, car la modernité n'a rien changé aux vieux rapports de force, de la politique à l'ancienne : classe contre classe. Jamais il n'a dévié de cette ligne qui, dans cette présidentielle, le conduit à «frapper, frapper et frapper encore» le capitalisme financiarisé, les tenants du réalisme, les timorés de la laïcité, avec une force et un appétit disparus de longue date du camp républicain. A cogner sur le Front national, les xénophobes, avec une brutalité qui ne porte pas encore ses fruits mais rouvre un combat qu'une partie de la gauche considérait à ce point perdu qu'elle avait commencé à théoriser son renoncement. Pour l'instant, la chimie électorale voit Hollande et Mélenchon grimper ens
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Publié le 07/02/2012 à 0h00, mis à jour le 07/02/2012 à 6h43
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