Menu
Libération
tribune

Marine Le Pen doit pouvoir se présenter

Réservé aux abonnés

Publié le 09/02/2012 à 0h00

De toutes les candidatures déclarées à l’élection présidentielle, celle de Marine Le Pen porte les idées les plus dangereuses pour la société et les propositions les plus absurdes pour l’économie.

Ce n’en serait pas moins une anomalie de la démocratie si elle ne pouvait pas participer au scrutin faute d’avoir pu réunir les 500 parrainages fatidiques. Bien sûr, le Front national a si souvent prétendu qu’on l’empêchait d’obtenir les fameuses signatures pour finalement les rassembler au dernier moment qu’on ne peut écarter le soupçon d’une mise en scène délibérée : l’extrême droite n’a pas sa pareille pour se victimiser et, en matière de désinformation politique, son efficacité a été cent fois vérifiée.

Jean-Marie Le Pen a toujours joué de ses pseudo-conjurations qui, à l’en croire, faisaient de lui un agneau sacrificiel. Il n’empêche qu’en 1981, il n’a effectivement pas pu se présenter à l’élection présidentielle, ayant été incapable de produire le viatique nécessaire.

La loi organique de 1976 qui avait fait passer le nombre des signatures obligatoires de 100 à 500 n’avait pas été mise au point contre lui, mais il en avait été le premier pénalisé. Il s’agissait, les débats parlementaires en font foi, d’écarter les candidatures fantaisistes et non pas les représentants d’un courant politique, si funeste qu’il soit. Les candidatures fantaisistes n’ont pas toujours été écartées, celle du Front national le fut.

On dira certes qu’on ne change pas la règle du jeu en cours de match, que

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique