Les publics particulièrement «choyés» par Nicolas Sarkozy dans son interview au Figaro Magazine : les étrangers et les chômeurs. Leur point commun ? Ces deux catégories pourraient faire l'objet d'un référendum. Les projets de réforme qui seraient soumis à l'approbation des citoyens sont encore imprécis, notamment pour les demandeurs d'emploi, mais le but est le même : stigmatiser chacune de ces populations, en proposant, pour les étrangers, de faciliter leur expulsion, et pour les chômeurs, de renforcer les sanctions.
La formation remise à plat
Ainsi, explique le Président, «notre système d'indemnisation du chômage fonctionne mal, au sens où il ne permet pas suffisamment à un demandeur d'emploi de retrouver du travail». Son souhait : «Passé un délai de quelques mois, toute personne au chômage sans perspective sérieuse de reprise d'emploi devra choisir une formation qualifiante.»Une formation définie«par un comité national qui identifiera, avec des chefs d'entreprise et des syndicalistes, les secteurs d'avenir créateurs d'emplois». A l'issue de cette formation «obligatoire», le chômeur «sera tenu d'accepter la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé».
Première chose : le Président fait mine de ne pas savoir que la formation fait déjà partie des outils pouvant figurer dans le «projet personnalisé d'accès à l'emploi», défini entre le conseiller de Pôle Emploi et le chômeur. Et




