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Le président-candidat martèle ses premiers slogans à Fessenheim

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Le chef de l’Etat a tapé hier à maintes reprises sur la proposition de François Hollande de fermer la centrale nucléaire du Haut-Rhin.

ParGrégoire Biseau
Envoyé spécial à Fessenheim
Publié le 10/02/2012 à 0h00

«Mais il ne serait pas en train de faire campagne le mec, là-bas ?» rigole un conseiller de Nicolas Sarkozy. A l'entrée de la centrale de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, le président-pas-encore-mais-très-bientôt-candidat serre des mains et tape la discute avec une cinquantaine d'employés EDF. Et ça dure, ça dure. Peut-être un bon quart d'heure. Evidemment un seul sujet : la proposition de François Hollande de fermer Fessenheim, la plus vieille centrale de France, construite en 1977.

Interpellation d'un ouvrier : «Pour gagner 200 000 voix, ils sont prêts à tout.» Réponse de Sarkozy : «Encore faudrait-il qu'il gagne, et je peux vous dire que ce n'est pas fait.» Effet garanti. «Ceux qui veulent fermer Fessenheim, ils n'ont qu'à venir ici vous l'expliquer. C'est vous les premiers concernés», poursuit-il. Cinq minutes plus tard, devant un nouveau groupe de salariés, rebelote : «Ceux qui veulent fermer Fessenheim, ils n'ont qu'à venir ici vous l'expliquer. C'est vous les premiers concernés.» Il répétera cette formule à l'identique au moins à cinq reprises tout au long de sa visite. Et à chaque fois ponctuée de la même promesse : «Je ne fermerai pas pour des raisons électorales.»

Habituellement, les déplacements présidentiels sont chronométrés à la minute. Nicolas Sarkozy passe en coup de vent, serrant quelques mains au passage, distribuant des bons mots. Mais depuis quelques semaines, le pas présidentiel s’est ralenti. Les moment

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