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Homophobie : l’UMP va (enfin) exclure Vanneste

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Réactions et condamnations se multiplient, à droite et à gauche, après la sortie du député sur la «fameuse légende de la déportation des homosexuels» français.

Le député du Nord Christian Vanneste le 9 janvier 2011 à Linselles. (Photo Philippe Huguen. AFP)
Publié le 15/02/2012 à 9h47, mis à jour le 15/02/2012 à 17h51

A quelques heures de l'entrée en campagne de Nicolas Sarkozy, l'UMP se serait bien passée de cette polémique. Une sortie de Christian Vanneste, coutumier des déclarations homophobes, contestant la déportation des homosexuels pendant la Seconde guerre mondiale.

Soucieux de régler fissa le cas Vanneste - après avoir tergiversé des années -, le parti présidentiel a annoncé, ce mercredi matin, «inscrire à l'ordre du jour de [son] prochain bureau politique, mercredi prochain, l'exclusion» du député du Nord. Le patron de l'UMP, Jean-François copé, jurant qu'il «ne se dérobera pas», condamne des «propos inacceptables, profondément choquants et intolérables».

Vanneste se voit aussi privé de son investiture aux législatives de juin, sur sa circonscription de Tourcoing. «Afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté, je vous indique qu'il y aura, dans sa circonscription, un candidat investi de l'UMP», prévient Copé. Dans la foulée, le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, se disant «extrêmement choqué par des déclarations inqualifiables», juge qu'il sera «compliqué» pour Vanneste de rester membre du groupe.

«Fameuse légende de la déportation des homosexuels»

Ce sont les déclarations du député ultra-conservateur, dans un entretien vidéo accordé à

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