Marseille, Strasbourg, Paris, Nice : un peu partout, les militants UMP étaient invités à se rassembler devant des écrans de fortune. La candidate UMP aux législatives à Paris (XIIIe arr.) Anne-Sophie Souhaité reçoit dans un restaurant tapissé d'affiches de François Fillon. Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, est venu la soutenir. Sur un drap mal tendu, le journal de TF1 montre, avant l'intervention du chef de l'Etat, François Hollande. Une retraitée, mise en pli blanche impeccable, confie qu'elle n'en «peut plus» d'attendre la déclaration de Sarkozy : «Ces dernières semaines, je n'allumais plus la télé.» La délivrance approche. «Oui», il est candidat. Les convives applaudissent et manifestent encore leur approbation quand il parle des «réformes qui commencent à produire des effets», de la nécessité de redonner, chaque fois qu'il y aura un blocage, la parole à la «France dépossédée». Ils raffolent de l'humour du Président. Mais c'est aux chapitres valeurs, chômage et immigration que l'enthousiasme est le plus vif : «Les droits d'un côté, les devoirs de l'autre»,«est-il raisonnable de dire qu'on va régulariser ?», les militants adorent. Ensuite, Le Maire prend le micro : «Nous allons gagner, ça crève l'écran ! Voyez : d'un côté le bavardage, de l'autre la décision. Le Président a tenu un discours de sincérité qui sera reconnu par les Français.»
Alain Juppé, lui, a fait le déplacement à




