Marine Le Pen se rendra bien ce soir sur le plateau de Des paroles et des actes sur France 2, mais pas question pour elle de débattre avec Jean-Luc Mélenchon, le patron du Front de gauche. Et pour bien montrer son désaccord avec le choix de cet invité retenu par France 2, la présidente du FN prépare «un coup», gardé secret jusqu'au dernier moment. «Marine Le Pen ne se défile pas. Elle a déjà débattu avec Jean-Luc Mélenchon. A chaque fois, on essaye de nous faire débattre avec des gens qui ont un niveau électoral inférieur au nôtre. Dans le cas de Mélenchon, cela va du simple au double. Nous ne voulons pas être cantonnés au dialogue avec les petits candidats», explique Bruno Bilde, son directeur de cabinet.
Couche.«Si elle quitte le plateau et qu'elle me laisse parler vingt minutes seul, je prends»,a répliqué, hier, Jean-Luc Mélenchon, en déplacement en Corse. Depuis plusieurs semaines maintenant, les deux adversaires s'échangent des noms d'oiseaux. Jean-Luc Mélenchon a successivement traité la candidate d'extrême droite de «semi-démente», de «chauve-souris» et de «fasciste». Ce dernier qualificatif lui vaut aujourd'hui d'être poursuivi devant les tribunaux par la candidate du FN. Mélenchon en a remis une couche hier. Dans une vidéo sur le site du quotidien régional Corse-Matin, le candidat du Front de gauche s'est de nouveau «moqué» de la présidente du FN : «Son père ne tortillait pas




