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Le candidat UMP fait chauffer l’école

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Les syndicats restent circonspects face à l’engagement de Montpellier, et rappellent les promesses non tenues.

Nicolas Sarkozy, mardi, à l'«internat d'excellence» de Montpellier, un des vingt-six créés durant son mandat. (Photo Laurent Troude)
Publié le 01/03/2012 à 0h00, mis à jour le 01/03/2012 à 11h00

«Nicolas Sarkozy propose d'arrêter de supprimer des postes à l'école primaire à partir de 2013. Mais pourquoi attendre un an et une hypothétique réélection ? Je lui réponds : "Chiche monsieur Sarkozy, arrêtez les suppressions dès maintenant car c'est cette année, à la rentrée, que les conditions s'annoncent très difficiles."» Au lendemain de l'annonce surprise de l'abandon du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans les écoles, Sébastien Sihr, le responsable du Snuipp, le principal syndicat du primaire, était hier plutôt circonspect : «Le président Sarkozy nous a habitués à tant de promesses non tenues…»

«Echec». La fin de la sacro-sainte règle du «un sur deux» dans le primaire, et sa poursuite dans le secondaire a été l'une des annonces phares - quoiqu'implicite (lire page2) - du candidat Sarkozy, mardi soir à Montpellier. Mais, comme le reste du discours, elle est restée remarquablement floue. «Qu'a voulu dire exactement Nicolas Sarkozy ? s'interroge Sébastien Sihr. Pense-t-il simplement à un moratoire, c'est-à-dire à l'arrêt de toute suppression mais aussi de toute création de postes ? Ou bien prévoit-il de recréer des postes après ces années de coupes claires ?» L'entourage présidentiel, dont le ministre de l'Education, Luc Chatel, semblait confirmer, hier, la fin des suppressions. «C'est toujours mieux que de continuer à couper dans les postes, estime Thierry Cadart, du Sgen-C

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