Et si la remise en cause du dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, annoncé pour l’école primaire par l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy, pouvait s’appliquer à d’autres secteurs de la fonction publique ? Chez certains syndicalistes, très mécontents des conséquences de la révision générale des politiques publiques (RGPP), on y pense ouvertement.
«Les policiers ont quasiment disparu de la voie publique»
Nicolas Compte, de l'Unité SGP Police
«L’annonce de l’équipe de Sarkozy nous a pris par surprise. On nous a toujours expliqué que la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux était générale et ne pouvait pas être remise en cause pour les forces de sécurité, parce que cela donnerait un mauvais signal aux autres, et notamment à l’éducation nationale. Le Président lui-même nous disait que la RGPP ne devait compter aucune exception et que c’était la santé économique et financière de l’Etat qui était en jeu. Maintenant qu’on change de position sur l’école, je ne vois plus aucune raison à nous opposer. Reste que, pour l’instant, il n’y a aucun signe que nous avons été écoutés. Le 31 janvier, j’ai présenté mes vœux en présence de Claude Guéant. J’ai dit qu’on ne pouvait pas rendre un meilleur service avec moins d’effectifs, et que si cette politique se poursuivait, il faudrait réfléchir à une nouvelle organisation de notre profession. Le ministre m’a écouté, mais il n’a rien dit sur la question des effectifs.
«Il y a




