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Une mesure, ça se mesure

Michel Sapin veut ressusciter la TIPP flottante

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Le bras droit de François Hollande veut revenir à une taxe sur l'essence qui baisserait quand le prix du pétrole augmente. Une mesure qui ne fait pas l'unanimité à gauche.

A fuel nozzle is pictured at petrol station in Moenchengladbach March 10, 2012. REUTERS/Ina Fassbender (GERMANY - Tags: TRANSPORT BUSINESS COMMODITIES) (Photo Ina Fassbender. Reuters)
Publié le 16/03/2012 à 15h50

Face à l'essence trop chère, les socialistes ressortent une vieille mesure. Jeudi 15 mars, Michel Sapin annonçait sur Europe 1 qu'il fallait réintégrer la TIPP flottante pour soulager les automobilistes à la pompe, et ainsi «éviter les augmentations indues» du prix de l'essence. «Il faut compenser les augmentations de recettes par le biais de la TVA par une baisse de la TIPP. C'est le seul moyen... Cela ne coûte pas, contrairement à ce que disent certains...», a souligné le responsable du projet présidentiel de François Hollande.

Qu'est-ce que la TIPP flottante?

D'abord, soyons précis, la TIPP n'existe plus, elle s'appelle désormais Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) depuis 2011.

Comment ça marche actuellement?

Les produits pétroliers sont essentiellement soumis à deux taxes: la TVA, proportionnelle au prix, et la TICPE, fixée en fonction des volumes consommés, donc indépendante des prix. Lorsque les prix augmentent, le produit de la TVA augmente mécaniquement, «ce qui fait dire aux gens que l'Etat s'en met plein les fouilles quand l'essence augmente», commente le dépité écolo Yves Cochet. Sauf que c'est partiellement faux. En 2008, Cochet participait à une commission indépendante chargée d'évaluer l'impact de la hausse des prix du pétrole sur les finances de l'Etat. Il s'avère que, lorsque le prix des produits énergétiques augment

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