Alexandre, 31 ans, en costume, arrive en retard, s'excuse: «J'ai couru». Il est «sympathisant», pas «adhérent» ou alors «par intermittence». «Je veux participer à la campagne de terrain», dit-il à la petite assemblée de militants. «Encore plus depuis quelques jours».
On est à une réunion de la section PS du XIIe arrondissement de Paris, le soir de la mort à Toulouse de Mohamed Merah. Il n'y a pas que des fidèles ou des habitués. D'autres participants font savoir qu'ils ne sont pas encartés. Ils viennent pour apprendre à faire du porte-à-porte, l'une des armes d'une campagne de terrain inspirée d'Obama. Le PS espère que 5 millions de portes s'ouvriront après le «toc-toc» de 150000 volontaires répartis dans tout le pays. Dans le XIIe, un arrondissement qui compte 87000 inscrits, les socialistes ont déjà frappé à plus de 2000 portes, et 900 se sont ouvertes.
Oscar, Bastien, Claude, Françoise, Cyril... Ils ont plus d'une dizaine face à Catherine Baratti-Elbaz qui assure la formation du parfait petit toqueur socialiste. Même les vieux routiers ont besoin d'un mode d'emploi. «La campagne rentre dans une nouvelle phase, avec l'égalité du temps de parole, le porte-à-porte devient encore plus important, explique -t-elle. Et puis avec les événements de Toulouse, la campagne prend un tour différent. On va avoir besoin de parler. La campagne a été mise entre parenthèses, mais il faut repartir. Et on




