Ancien candidat à la primaire socialiste, Manuel Valls, député et maire d’Evry, est directeur de la communication du candidat PS.
Comment François Hollande peut-il sortir du débat sur la sécurité que Nicolas Sarkozy semble vouloir imposer ?
Depuis 2002, la droite et Sarkozy essaient de faire croire que la question de la sécurité serait embarrassante pour la gauche. C’est un véritable hold-up idéologique. Pour ma part, je ne nourris aucun complexe. De 2002 à 2012, la droite n’a pas brillé par ses résultats. Juste deux chiffres : +23% pour les atteintes aux personnes et +31% pour les coups et blessures non mortels. Sur ce terrain, comme sur les autres, l’échec de Nicolas Sarkozy est flagrant. Et les défaillances constatées à Montauban et Toulouse devraient l’inciter à un peu plus de modestie. Mais, pour éviter les vraies questions et imposer la version officielle, il a fait monter au créneau les quatre qui ont la haute main sur la police : Péchenard, Squarcini, Mancini et Guéant. Circulez, il n’y a rien à voir.
Quand vous parlez de défaillances, vous mettez en cause l’action de la DCRI ?
Les tragédies de Toulouse et de Montauban doivent conduire à un examen attentif des failles qui ont permis à un terroriste de se doter d’un arsenal de guerre alors qu’il était connu, comme son frère, de plusieurs services de renseignement. Comment se fait-il qu’il n’ait pas été davantage surveillé depuis son retour du Pakistan ? La justice comme le Parlement doivent nous permettre de comprendre ce qui s’est passé. Nous devons cette vérité aux victimes et à leurs familles.
Nicolas Sarkozy et l’UMP vous rétorquent que la gauche a voté contre toutes les lois sur la sécurité…
C’étaient souvent des lois de circonstance, stigmatisant telle ou telle partie de la population : les jeunes, l




