Elle arrive sur scène avec des lunettes de soleil. A petits pas, souriante, en robe noire et veste blanche. Voilà plus de trois jours qu'elle n'était pas apparue en public depuis sa chute dimanche soir en sortant du cinéma. Les journalistes l'attendaient. Elle a joué à cache-cache avec les appareils photos. Ce mercredi soir, Eva Joly est venue, elle est sur scène, à Saint-Herblain, dans la périphérie de Nantes, devant 1200 personnes. La salle l'accueille en criant son nom. Elle interpelle le public: «Vous connaissez Les Inrockuptibles? Ils avaient demandé 'Qu'est-ce qu'elle a ma gueule?' A l'époque [de la publication], elle n'avait rien, ma gueule.» Dans la salle, un frisson de solidarité. Elle poursuit, d'une voix calme: «J'ai des petits bleus mais ils sont camouflés. Et de voir la salle si chaleureuse, c'est de bonne augure pour les 18 jours qui nous restent.» Elle est venue dire «je vais bien.» Droite: «Je ne suis pas rentrée en politique pour faire carrière ou pour les honneurs, malgré les bleus, les rumeurs... ma campagne ne s'arrête pas.» Clameurs. «La France a besoin des écologistes». Les Bretons, les militants locaux contre l'implantation d'un nouvel aéroport, les écolos de tout âge sont chaud bouillants.
«Elle est résistante. Elle veut aller au bout»
Avant le meeting, son directeur de campagne a voulu rassurer: «Eva sera là. Elle a une pêche intact




